Étape 4 : « Transition » – 53km (127,1km)

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Le lama est un animal que l’on rencontre couramment en Amérique de Sud. Vous me direz, je ne sais pas pourquoi on nous parle de cela mais nous sommes tellement affutés, nous avons pris tellement de puissance, nous … que nous avons fini par rencontrer des lamas en Amérique du Sud ! Non, on plaisante.

Au Tour de France, les étapes entre deux massifs montagneux et, sans grand intérêt au classement général, sont dites « étapes de transition ». Et bien pour nous c’était un peu ça aujourd’hui, toutes proportions gardées bien sûr car on est encore très loin (et pour un bon moment je pense!) de faire des étapes du Tour. Pas de visite au programme aujourd’hui car il nous faut rallier Limeray (là où se trouve notre camping près d’ Amboise) à Cheverny et il y en a quand même pour une cinquantaine de kilomètres.

On se dit qu’en partant tôt on devrait pouvoir arriver en début d’après-midi alors ce matin tout le monde est à peu près réveillé aux aurores. Le temps de déjeuner, de remballer le paquetage et de préparer tout le monde, nous levons le camp vers 9H30 avec pour seule indication de rouler jusqu’à Chaumont sur Loire pour traverser la Loire. Nous avons en effet quelques difficultés techniques puisque les portables se déchargent sans trop de raison et que l’un est à plat et l’autre à 4 % au moment du départ. Limeray étant encore en Indre-et- Loire, le camping ne dispose que de cartes de ce département et pas du Loir-et-Cher où nous nous rendons. Mais nous restons optimistes car les routes sont très bien balisées et les autochtones toujours ravis de nous renseigner sur le chemin. Les routes sont très agréables, ce sont souvent des pistes traversant des champs de maïs, de blé ou des vignes quand nous ne sommes pas carrément le long de la Loire. Il fait cependant un peu frais ce matin et les vêtements longs ne sont pas de trop. Après avoir difficilement franchi le cap de la gare d’Onzain et ses 14000 (quoi j’exagère ?!) barrières peu compatibles avec nos embarcations nous arrivons finalement à Chaumont sur les coups de midi et en profitons pour nous arrêter manger sur une aire visiblement réservée aux personnes voyageant à vélo- comme quoi nous ne sommes pas les seuls fous !- des sandwiches et des fruits frais hors de prix mais très bons.

Nous reprenons la route l’après-midi par de belles pistes dans la forêt avant d’atterrir à Candé – sur – Beuvron où nous changeons de fleuve, désormais nous nous déplacerons le long du Cher.

Vu qu’en plus des portables, le compteur du vélo n’a plus de pile, on estime la distance parcourue à ce moment là à environ une vingtaine de kilomètres, ce qui, si vous avez suivi et lu jusqu’à là, nous positionne à mi-parcours donc pour ce qui est d’arriver en début d’après-midi et ben c’est encore raté !

Après avoir négocié durement l’utilisation des toilettes dans une mairie (« je pensais que les cyclistes faisaient dans la nature »euh non!, « on ne fait pas toilettes publiques ») nous reprenons une route pas toujours super bien balisée mais assez agréable. Les 3 % restants sur le téléphone nous ont permis de passer un coup de fil au camping de Cheverny et sans les très précieuses indications de la réceptionniste nous n’y serions sûrement pas encore. Seur, Chitenay, Cormeray puis Cheverny, tels étaient nos objectifs. Cette route vers le camping commence à nous paraître interminable et quand on croit enfin toucher au but on nous annonce qu’il reste environ 5-6 kms. Pff … Ils nous permettent de passer devant le château de Troussay et discuter avec des promeneurs intrigués par nos vélos parmi lesquels l’adjointe au maire du village, Michelle, une dame adorable et au service de sa ville qui semble très dynamique. Le baron passant par là nous propose même de visiter le château à demi-tarif mais nous déclinons.

Après quelques dizaines de minutes nous arrivons enfin aux Saules épuisés mais fiers de nous ! Direction la piscine pour Elsa et apéro pour les autres. Il faut encore monter la tente mais Laurent, le super directeur de ce camping qu’on ne saurait que trop vous conseiller, nous remonte le moral en nous installant chaises et tables sur notre emplacement ! Ce soir et pour les deux jours à venir, c’est grand luxe ! Eh oui, manger par terre, c’est bien, ça fait aventurier mais manger sur une table, c’est mieux.

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